Je t’aime je crois qu’il faut que je commence par là pour retrouver tout le fil de ma pensée. Je ne suis pas partie parce que je ne t’aimais plus. Je suis partie parce que c’était plus suffisant cet amour. Notre relation, nous, c’était devenu trop dure à gérer. Et je pèse mes mots. À tel point que ça me rongeait de l’intérieur. J’avais l’impression qu’à l’intérieur j’étais entrain de mourir tellement ça me bouffait. Je pleurais tous les jours tellement ça me faisait mal. Aujourd’hui j’ai envie de te revoir, parce que j’ai l’impression de ne pas avoir fait les choses correctement. J’ai l’impression d’être partie trop vite. Mais je ne pouvais plus t’attendre. À tel point que c’était devenu physique. Je veux dire que je ne le supportais plus physiquement, et psychiquement. Je me suis projetée dans l’avenir avec toi. Je voulais un avenir avec toi. Mais et toi ? Je veux dire, que tu n’y a pas pensé, si ? Je parle de cette situation à mes amies, mais et toi ? Tu en es où ? Tu as mal toi ? Est-ce que tu as compris pourquoi je suis partie ? Est-ce que tu as compris que ton comportement me faisait terriblement de mal ? Pourquoi tu n’y a pas mis un terme avant, alors que tu savais que j’étais malheureuse ? Je pense que tu ne sais pas qu’il n’y avait pas de place pour moi dans ta vie. Tu ne pouvais rien y changer parce que quelque part c’est quelque chose qui te dépasse puisque tu n’y penses pas, puisque tu n’arrives pas à le saisir. Tu sais je sens encore ta barbe contre ma joue, tes baisers dans mon cou, le soir quand je me couche. En ce moment je suis triste que les choses se soient déroulées ainsi. Mais ça va passer. Au fur à mesure ma colère se calme, alors pourquoi pas ma tristesse. Je retrouve de la bienveillance à ton égard. Aujourd’hui la question que je me pose c’est : comment je fais moi sans toi ? Comment je fais pour avancer ? Parce que là j’ai la sensation d’être coincée dans ma tristesse. Je pense à toi, tous les soirs, tu es dans mes rêves toutes les nuits. J’ai l’impression que je ne pourrais jamais plus aimer quelqu’un. Pour le moment je dois dealer avec ça. J’ai tendance à me dire que c’est plus simple de penser que je n’ai pas compté comme ça je peux être en colère, te détester, partir sans me soucier de ce que tu ressens. Parce que tu si tu m’aimais, ça signifie qu’en partant je t’ai blessé, en refusant de te parler je t’ai blessé. Ça veut dire que toi aussi tu es dans le deuil de notre relation, et t’imaginer en train de souffrir ça pique vraiment…